L’otago file à nos côtés, nous arrivons à Dunedin, où nous attend Manue, qui nous attend de pied ferme pour aller randonner dans la région. Après un bref échange avec les autorités, il s’avère qu’une seule région offre les qualités que nous recherchons : isolement, relief, nature et refuge pour dormir le soir : Les silverpeaks.
Achats de carte topo et boussole, vérification des vivres et eau, jeu de tarot, allumettes, whisky. Nous sommes fin prêts. Une petite heure de route depuis Dunedin, préparation des sacs, re-vérification de la carte et zou, allons-y.
Experienced Trampers Only.

Gregory ausculte le terrain
Un panneau nous avertit sérieusement avant de commencer :
« Cette région est particulièrement rude et le temps y change très rapidement. De plus, le chemin n’est pas toujours marqué/tracé et vous pouvez facilement vous perdre. Pour randonneurs expérimentés seulement. »
Aucun de nous ne se définirait comme un « randonneur expérimenté », cependant, nous avons tous le matériel, une carte, une boussole, du matériel de survie, nous nous sentons plutôt confiant donc nous nous lançons sur le chemin.
La route jusqu’au refuge est d’environ 5 heures. Nous passons la première heure à travers le « bush », basse forêt d’arbustes, fougères et épineux qui recouvre tout aux alentours. Arrivés sur le site d’un ancien refuge « Green Hut », nous nous élevons progressivement sur les crètes (de 600 à 777 mètres d’altitude), sortons de la végétation et forçons notre chemin à travers les herbes hautes. Nous pouvons voir de nombreux nuages arriver autour de nous, on a l’impression qu’on va vite se retrouver dans le brouillard, mais finalement on s’en sort plutôt bien. Après 2h30 de marche, nous arrivons au Pic d’Argent, 777m. La vue est vraiment appréciable, un mélange de vert, de jaune et de gris, nuages, collines herbeuses et rochers. Cela vaut le coup de s’arrêter quelques instants pour un ou deux abricots secs, barre de céréale ou autre chocolats
. Depuis là haut, nous voyons déjà notre refuge pour la nuit, ce qui est plutôt rassurant.

Un paysage bien sympathique
Un dernier signe nous indique la hutte à 100 mètres, ce sera probablement les plus longs 100 mètres de notre vie. Ils symbolisent sûrement le dénivelé à réaliser, plutôt que la distance. une montée plutôt ardue qui vous fait particulièrement apprécier l’arrivée au refuge ! A peine arrivés, tout s’organise vite : le thé chauffe tandis que saucisses d’agneau et noodles sont prêts pour la cuisson. Les cartes et le bourbon cola sont sortis. Cela devrait être une bonne soirée.
2ème jour, une belle et longue journée

La fine équipe prête pour le 2ème jour
La nuit se passe calmement, nous serons seuls, si ce n’est un opossum qui cherche probablement à manger les saucisses préparées pour le diner. Malgré nos cris et nos bruits, il ne semble nullement impressionné.
Nous choisissons de continuer le chemin plutôt que de revenir sur nos pas, ce qui nous prépare un retour d’environ 6 à 7 heures. De belles montées également, de superbes descentes surtout, avec même une corde pour terminer en rappel dans certaines…
Au milieu de ce retour se situe un refuge naturel, une grotte aménagée par les clubs alpins locaux qui semble le repère idéal si la police est à votre recherche.
Une dernière montée à travers la forêt de pins et nous sommes de retour sur la route de gravier qui nous ramène à la voiture.
Bilan : pas de difficulté particulière pour nous, si ce n’est l’endurance qu’il faut avoir et la volonté de rentrer
. Le temps aura été de la partie, une belle expérience. La vidéo ci-dessous vous donnera un bel aperçu.
Et puis quelques photos « simples » pour ceux qui en voudraient aussi.
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